Cas cliniques (1)


Cas cliniques (1)

extraits de séances de psychothérapie

Ces polycops présentent des cas cliniques extraits d'authentiques comptes-rendus de séances de psychothérapie. La particularité de ces textes est de pouvoir rendre compte, séance après séance, du travail du clinicien psychothérapeute, avec ses doutes, ses questionnements, ses hypothèses. On peut voir comment des techniques spécifiques peuvent être appliquées et comment les clients réagissent à ces approches en changeant, en se transformant et transformant leur vision des choses. Chacune de ces études cliniques, réalisée par des professionnels expérimentés, offre l'opportunité à l'étudiant en psychologie, de découvrir de l'intérieur ce qu'est la psychothérapie, la relation clinique et son développement au cours du travail thérapeutique. Ces cas cliniques peuvent ainsi être une source d'inspiration où l'on peut puiser des exemples d'intervention et de réactions à ces interventions pour nourrir une réflexion pratique sur le changement en psychothérapie. Les personnes en difficulté peuvent aussi trouver dans ces comptes-rendus des exemples rassurant qui ne manqueront pas de les encourager à s'engager, peut-être, elles aussi, dans un travail de transformation personnelle.


Garçon « trop petit » qui se prend pour « Dieu tout-puissant »
PSYCH-CC-0001
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C'est un petit garçon de 12 ans qui angoisse tellement, tellement complexé, qu'il ne peut plus aller à l'école et qui en plus devient un genre de surmoi familial, surtout envers sa sœur de 15 ans dont il veut à tout prix contrôler le tabagisme naissant, les sorties en boîtes et les fréquentations. Et que font père et mère pendant ce temps-là ? Bonne question. Mère s'angoisse, père déprime et rien ne va plus à la maison. Vous verrez comment en 10 séances de thérapie familiale (approche psycho-systémique), chacun parvient à s'autonomiser psychiquement et à reprendre sa vraie place au sein de la famille. Au cours de ce travail la famille passera un TAT familial (TAST).


Ménage à trois : le père, la mère et son amant
PSYCH-CC-0002
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Imaginez une famille avec : le père, la mère et son amant, tous les trois sous le même toit, soudés comme les « complices d'un crime ». Comment les deux jeunes filles, les enfants de père et mère, 14 et 12 ans, peuvent-elles trouver un équilibre psychique, se construire intérieurement, imaginer un avenir, investir le présent, dans un pareil contexte familial et intergénérationnel ? Elles perçoivent à juste titre les adultes comme trois enfants irresponsables, ce qui est très perturbant. Sur 22 séances, un TAT familial (TAST), une saga familiale (TSP) et un rituel familial, seront utilisés pour aider cette famille à réaliser une différenciation des générations et une mise à distance salutaires.


Alcoolisme et toute-puissance dans le couple
PSYCH-CC-0003
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Un très jeune couple : lui est alcoolique. Vous pensiez sans doute qu'un alcoolique est quelqu'un qui souffre… d'alcoolisme ? Détrompez-vous, la consommation d'alcool, même excessive, est tout à fait secondaire dans le tableau (et pourrait être remplacée par n'importe quoi). Non, la base du problème est l'exercice d'une toute-puissance infantile sur la société et sur les proches. La question n'est pas « boire ou ne pas boire », mais celle de « boire quand je veux, où je veux, comme je veux, avec qui je veux ». Toute-puissance qui est le pendant d'une faiblesse inacceptable que les deux partenaires du couple partagent (l'alcoolique et la femme de l'alcoolique). 27 entretiens thérapeutiques ne parviendront pas à apporter une solution à ce couple.


Enfants symptômes au centre d'un couple pervers
PSYCH-CC-0004
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Soit deux petits garçons de 5 et 3 ans, auxquels on demande, pour le premier, d'être indépendant et, pour le second, de se comporter comme un futur délinquant. De fait, au cours des 7 séances de cette thérapie de couple, sera mis à jour la façon dont les adultes utilisent leur enfant respectif (issu d'un précédent mariage) comme des massues pour se taper (psychologiquement) l'un sur l'autre. L'observation en séance révèle un puissant comportement réciproque « pervers » des deux partenaires du couple, sous la forme de procédés de communication paradoxaux destinés à produire la confusion chez l'autre et le rendre fou. Il se joue là un conflit entre les lignées parentales. Après la septième séance, qui culmine avec un retour musclé de la part de l'équipe des cliniciens qui observent de derrière le miroir sans tain, on n'aura plus de nouvelles de ce couple qui a fini par ne plus vivre ensemble et dont l'un des membres affirme « ne pas vouloir changer ».


Prépsychose chez une adolescente
PSYCH-CC-0005
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F3 est-elle « schizophrène », comme se demande Mère ? Un certain nombre d'éléments plaident en faveur de la psychose, qui sont apparus dès la petite enfance (comme le raconte le sujet lui-même). Il y a l'isolement, le repli sur soi, s'inventer des amies pour leur parler. Donc, au départ, une forme d'inadaptation sociale. Actuellement, il y a, en plus de l'inadaptation sociale (hors du milieu familial), une dimension persécutée, avec les pulsions de meurtre, les fous rires inadaptés, les crises de larmes à la maison. Il y a aussi le repli autistique dans les « bercements ». Puis, en séance, le discours fleuve et cette façon de ne pas entrer en communication véritable avec le clinicien, de ne pas pouvoir-vouloir le prendre en compte. Au cours des 12 entretiens, certains en famille (dont un avec la passation d'un TAT familial — TAST), les autres en individuel, une certaine amélioration des troubles semble apparaître. Mais la fragilité reste toujours là...


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